Eglise de Touches

  •  EGLISE DE TOUCHES

On ne saurait préciser l’année de la fondation de l’église de Touches. Son clocher massif avec une toiture en double bâtière, percé de baies en plein cintre, ses contreforts consolidant les murs de ses nefs, son aspect extérieur est nettement roman. Il fut sans doute édifié entre 1220 et 1245 par l’un des seigneurs du château de Montaigu.église de Touches

 L’intérieur se compose d’une nef flanquée de deux collatéraux dont le chœur se détache vers l’est dans le prolongement de la nef centrale formant un transept non saillant.

C’est la partie la plus ancienne. Les voûtes sont brisées et reposent leurs arêtes sur des croisées d’ogives. Les arcs ogivaux diagonaux sont supportés par des culs-de-lampe sculptés ; ceux du chœur sont ornés de motifs floraux, les autres sont simplement taillés à facettes ; sauf un, dans le transept, au nord qui porte une tête à peine ébauchée, et un autre, qui est orné d’un serpent à 2 têtes. La voûte du clocher se pare d’une clef de voûte fleuronnée agrémentée d’une tête sculptée. Les arcs doubleaux sont sur des plates-bandes se coupant en arc brisé. Tous les sommiers portants ces doubleaux sont de profil roman.

Les fenêtres sont en arc brisé ou en plein cintre, peu larges ; sauf celle qui s’ouvrait derrière l’autel de type gothique à remplage.

 L’extérieur porte la marque du XIIIe siècle, le toit du chœur est orné de corbeaux de corniche de différentes formes, dont l’un figure comme une tête grossièrement ébauchée. Son gâble est orné de corbeaux également, surmonté d’une croix datée de 1551 (elle se trouve au dessus porche).

La porte du collatéral sud était abritée extérieurement par un porche en charpente ; on peut encore apercevoir les deux corbeaux qui supportaient la poutre supérieure.

Au milieu du pignon ouest devait s’ouvrir la grande porte. Tout près de l’entrée se trouvait probablement l’escalier donnant accès au clocher. La toiture est entièrement en laves.

 Le clocher est rectangulaire (6 msur4,5 mintérieurement à la base). Ses quatre pignons supportent deux toits qui se coupent à angle droit, pour former une double bâtière, disposition très rare dans la région. Il est ajouré sur chacune de ses faces de deux étages d’ouïes géminées plein cintre. Sous chaque pignon, on remarque un occulus et aux angles des murs quatre gargouilles massives.

Les voûtes des fenêtres supérieures reposent sur deux colonnes jumelles de forme octogonale placées en délit. Elles sont toutes surmontées de chapiteaux ornés de feuilles de chêne ; ce qui indique que le côté sud-ouest offrait déjà, comme aujourd’hui, le meilleur coup d’œil d’ensemble du monument ; c’était également par là qu’arrivaient les notabilités logées au château de MONTAIGU.

 En 1561, devant l’augmentation de la population, l’église fut agrandie de deux travées, chacune de cinq mètres de long, dans lesquelles on conserva le style primitif, sauf pour les piliers qui sont cylindriques et les fenêtres qui sont en plein cintre. Une seule toiture à deux pentes recouvre la nef et les collatéraux. La sacristie fut ajoutée en 1790 derrière le chœur.

 Au dessus de la grande porte d’entrée, sont représentées les armes du Duc d’AUMONT placées en 1561.     On remarque également à l’intérieur quatre statues de bois du XVIIe siècle, oeuvres de DUBOIS, et deux tableaux du XVIIème  siècle attribués à Franck LE JEUNE, peintre flamand, offerts au 18ème siècle par le Général Duhesme.