Le Général Duhesme

LE GENERAL DUHESME

Guillaume, Philibert DUHESME naquit à Touches le 7 juillet 1766. Il était le huitième enfant du notaire de Bourgneuf (aujourd’hui Mercurey).

Après des études au collège des Godrans à Dijon, les événements l’amenèrent à entrer dans la garde nationale et, en août 1792, il leva à ses frais une compagnie franche qui fut incorporée à l’armée napoléonienne.

Ainsi commença sa carrière, il fut général de division, comte de l’Empire, pair de France et grand officier de la légion d’honneur.

Son autorité et son mauvais caractère lui valurent de  nombreux ennemis. Il fut suspendu deux fois de son commandement sur des accusations qui mettaient en cause son courage et sa probité. Mais celles-ci ne furent jamais prouvées.

Blessé à plusieurs reprises, il fait preuve au feu d’un courage exceptionnel qui a inspiré les images d’Epinal à l’époque où l’on cultivait le culte des héros français dans les classes. Napoléon écrivit de lui : 

«  C’était un soldat intrépide, couvert de blessures et de la plus grande bravoure, un général consommé, qui s’est toujours montré ferme dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. »

 Ce Bourguignon cumule les faits d’arme tel ce  14 juin 1794, devant Charleroi, alors que l’avant-garde est enveloppée par les Autrichiens, le Général Duhesme descend de cheval, empoigne le fusil d’un blessé, se place au premier rang du bataillon de tête, fait mettre baïonnette au canon et ouvre le passage à travers une nuée d’ennemis. A partir de ce jour, la troupe l’appelle « le Général Baïonnette ». Ce surnom lui restera même après sa mort.

 Le général Duhesme était aussi un esprit curieux, passionné de tactique. Son Essai historique sur l’infanterie légère qu’il réédita trois fois fut pendant longtemps un ouvrage de référence. C’était un lettré d’une culture bien supérieure à celle des chefs militaires de son temps.

Lors des campagnes à travers l’Europe, il s’intéressait à l’architecture, à la peinture et à la sculpture des pays qu’il traversait. Un sarcophage romain, fut trouvé dans sa maison à Bourgneuf (actuellement toujours présent dans la maison). Durant les périodes de paix, il s’occupait de sa famille et de ses vignes à Mercurey.

 Blessé lors de la bataille de Waterloo le 18 juin 1815, il est décédé deux jours après à GENAPPE. Il se trouve être le dernier général tombé pourla Franceà la fin de la dernière bataille livré par Napoléon premier.

Aujourd’hui le nom de DUHESME a disparu dans le dictionnaire des noms propres, pour laisser la place à des personnages plus contemporains et souvent moins prestigieux.

Son souvenir est demeuré vivace en Belgique où il est enterré dans le village de Ways où chaque année à l’heure de la commémoration de WATERLOO a lieu une cérémonie officielle devant le monument qui lui est dédié.