Château de Montaigu

 CHATEAU DE MONTAIGU

Les  ruines du château de Montaigu sont situées sur un monticule d’une altitude de 332 mètres, dominant à l’est le hameau de Touches et à l’ouest la vallée des Vaux.

  • HISTORIQUE

 La tradition rapportée par certains auteurs, dont le Père Papinot qui publia « Montaigu de Bourgogne » en 1920, attribue à Lambert de Valentinois l’édification de la forteresse aux alentours de 950.

Elle demeura la propriété des comtes de Chalon jusque vers 1180, époque à laquelle le dernier comte héréditaire, Guillaume, fut dépossédé de ses biens au profit de Hugues III, duc de Bourgogne,  pour avoir pillé la région.

A l’exception de Guillaume, les seigneurs de Montaigu ne résidèrent que rarement dans le château qui devint lieu de garnison. Il servit tantôt de refuge aux habitants de la région, tantôt de repaire de brigands.

Montaigu joua un rôle important dans les guerres de religion ; assiégé en 1591, le château sera pris par les troupes de la ligue ; l’enceinte, partiellement démolie, sera reconstruite, puis définitivement démantelée sur l’ordre d’Henri IV.

Ce qui restait de la forteresse fut utilisé comme logement et entrepôt par les vignerons voisins, puis vendu à un maçon de Bourgneuf pour servir de carrière de pierre.

En 1823, le marquis d’Arcelot se rendit acquéreur des ruines qui furent occupée successivement par cinq ermites dont le dernier, Richer, soupçonné d’exactions et d’espionnage, dut s’enfuir en 1870. L’oratoire construit sur les ruines fut alors détruit.

  •  LES VESTIGES VISIBLES

 Le monument occupe le sommet d’une colline dont le relief naturel a été aménagé pour l’implantation du château. De la première enceinte, de ses tours, de l’espace seigneurial qui occupait le sommet de la colline, il ne subsiste que les fondations des remparts, une cave, un pan du donjon qui devait s’élever à plus de 15 m, soit au moins cinq niveaux différents. L’étude et la restauration de ses murs a permis de dégager un certain nombre d’éléments propres à déterminer les modes de construction de cette époque et les fonctions d’habitation et de défense du bâtiment. Outre la spécificité militaire propre au donjon, la recherche décorative architecturale souligne la fonction résidentielle. En l’état actuel des recherches, la construction daterait du 12e siècle, n’ayant reçu aucune amélioration à son confort.

  •  LE MOBILIER ARCHEOLOGIQUE

 Il est constitué par divers objets en métal ou en céramique (pièce de monnaie, clous, boucle de ceinture, pêne de serrure), des fragments de carreaux vernissés, cruche, pichet, assiette à oreilles. La découverte de serpette de vignerons, de dés à coudre, de ciseaux pour le travail du cuir, de deux couteaux et d’un ensemble de céramiques du XVIIe siècle, présage d’un habitat à vocation viticole.